Dans de nombreuses juridictions, une société offshore peut légalement posséder une filiale locale, mais les règles de conformité varient considérablement.
La structure d'une filiale locale d'une société offshore est une configuration courante dans le commerce international.
Il s'agit d'une structure offshore qui possède une filiale dans un autre pays. Les Seychelles ou les Îles Vierges britanniques sont souvent utilisées pour la société mère. Cette structure est légale, mais exige une planification fiscale et de conformité rigoureuse. La législation variant d'un pays à l'autre, les obligations des deux parties doivent être parfaitement comprises.
Cadre juridique de la propriété
En règle générale, les juridictions autorisent les sociétés étrangères, y compris les entités offshore, à détenir des actions de sociétés locales. Cela signifie qu'une filiale locale d'une société offshore peut être créée dans des pays comme les États-Unis, le Canada, les Émirats arabes unis, voire au sein de l'Union européenne, à condition de respecter les cadres réglementaires et de transparence applicables.
Divulgation de la propriété et du contrôle
L'un des aspects juridiques les plus importants de création d'une société offshore La transparence de la propriété est essentielle pour une filiale locale. De nombreuses juridictions exigent désormais la divulgation de l'identité du bénéficiaire effectif. Cela peut compliquer les efforts visant à préserver la confidentialité grâce à des structures de prête-nom.
Selon les OCDE, Plus de 100 pays ont adopté des lois sur la déclaration des bénéficiaires effectifs. Au Royaume-Uni, par exemple, une société locale détenue par des capitaux étrangers doit déclarer ses personnes exerçant un contrôle auprès du registre des personnes exerçant un contrôle significatif (PSC). L'Union européenne exige des déclarations similaires en vertu de la cinquième directive anti-blanchiment (5AMLD).
Implications fiscales et règles de substance
Du point de vue de la planification fiscale, la création d'une filiale locale d'une société offshore peut s'avérer avantageuse. Les bénéfices peuvent être rapatriés vers la société mère offshore sous forme de dividendes, de frais de gestion ou de redevances. Toutefois, les autorités fiscales locales peuvent appliquer des retenues à la source ou exiger des documents relatifs aux prix de transfert afin de prévenir l'érosion de la base imposable. Dans certains cas, notamment lorsque la juridiction offshore est considérée comme une “ juridiction fiscale non coopérative ”, la filiale locale peut faire l'objet d'un contrôle plus rigoureux. Par exemple, dans le cadre de la législation fiscale locale, la filiale locale peut être soumise à des sanctions fiscales. Action 5 du programme BEPS de l'OCDE, Des juridictions comme les Seychelles et le Belize ont introduit des lois sur la substance économique pour les entreprises générant des revenus passifs.
Le directeur général de LexisNexis Risk Solutions a déclaré lors d'une table ronde sur la transparence des entreprises à l'échelle mondiale que Association internationale du barreau (IBA):
“La détention d'une filiale locale par le biais d'une société offshore est légalement autorisée dans la plupart des juridictions. La difficulté ne réside pas dans sa mise en place, mais dans le maintien de la conformité, notamment dans le contexte réglementaire actuel axé sur la transparence.”
Utilisation pratique et implications juridiques
Le recours à une structure de filiale locale via une société offshore est une méthode courante et légale pour l'expansion internationale. Généralement, la société mère offshore est constituée dans des juridictions telles que… Seychelles, Belize, ou le Îles Vierges britanniques, La filiale, quant à elle, opère dans un pays à fiscalité plus élevée ou soumis à une réglementation plus stricte, comme le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis ou Singapour. Ce montage permet aux entreprises de dissocier la propriété globale des opérations locales. Toutefois, une telle structure n'est viable que si elle est gérée dans le respect total des réglementations, en toute transparence et avec une documentation juridique appropriée.
Dans cette structure, la filiale locale gère les opérations, tandis que la société offshore détient les actifs ou les revenus. En l'absence de substance économique, les autorités fiscales peuvent ignorer l'entité offshore.
Dans de nombreuses juridictions, les règles de transparence exigent désormais la divulgation de l'identité du bénéficiaire effectif ultime (UBO). Même si la juridiction offshore n'impose pas d'obligation de publication, le pays où la filiale est constituée l'impose souvent. Par exemple, une IBC des Seychelles qui détient une société britannique doit se conformer à la réglementation britannique. Personnes ayant un contrôle significatif (PSC) registre. De même, en Allemagne et dans la plupart des pays de l'Union européenne, le Cinquième directive anti-blanchiment d'argent exige que la propriété effective soit enregistrée et mise à la disposition des autorités.
Capacité juridique, applicabilité et stratégie transfrontalière
Pour qu'une structure de filiale locale d'une société offshore soit juridiquement valable, la société mère et la filiale doivent toutes deux être en règle et pleinement reconnues par la loi. La capacité juridique de la société mère offshore, c'est-à-dire son aptitude à posséder des actifs, à conclure des contrats ou à intenter des actions en justice, lui est automatiquement conférée lors de sa constitution. Toutefois, cette capacité est immédiatement perdue si la société est radiée, radiée du registre du commerce ou déclarée inactive.
Par exemple, si une IBC des Seychelles possède une filiale locale aux Émirats arabes unis, la société offshore doit être en règle au regard de la loi seychelloise sur les sociétés commerciales internationales de 2016 pour continuer à exercer son contrôle. En cas de radiation, l'entité locale aux Émirats arabes unis pourrait ne plus être en mesure de transférer des actions, de restructurer son conseil d'administration ou de conclure des accords exécutoires avec des tiers. Ce n'est pas une simple hypothèse : des tribunaux au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis et même dans les Caraïbes ont statué que les contrats signés par une société mère radiée sont nuls et non avenus.
L'applicabilité des contrats est essentielle dans toute structure de filiale locale d'une société offshore, notamment lors d'opérations importantes telles que les fusions-acquisitions ou les accords de licence. Les banques et les investisseurs exigent des documents à jour attestant de la capacité juridique de la société mère offshore. Des documents manquants ou des certificats expirés peuvent retarder les transactions ou rendre les accords inapplicables. Les juridictions de droit civil sont particulièrement strictes quant aux formalités des contrats intragroupes. Les banques évaluent également la société mère et la filiale avant d'approuver l'ouverture des comptes. Elles peuvent demander les statuts, la liste des actionnaires et une preuve de résidence fiscale. Sans structure claire et sans conformité, l'intégration devient difficile, voire impossible.
Conclusion
Détenir une filiale locale via une société offshore est une stratégie légale et courante dans le commerce international. Cependant, son succès repose sur une structuration adéquate, une conformité continue et une parfaite compréhension des obligations juridiques transfrontalières. Du maintien de la capacité juridique de l'entreprise à la gestion des exigences bancaires et de transparence, chaque aspect de la filiale locale de la société offshore doit être soigneusement documenté et géré. Face à l'évolution constante des réglementations mondiales en matière de transparence et de substance, les entreprises doivent collaborer avec des prestataires expérimentés, tels qu'OVZA, afin de garantir la conformité et le bon fonctionnement de leurs structures.
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