Le régime fiscal d'Antigua-et-Barbuda

Le régime fiscal d'Antigua-et-Barbuda

Le régime fiscal d'Antigua-et-Barbuda, une nation insulaire jumelle des Caraïbes, offre un environnement fiscal favorable pour sociétés offshore. Le cadre juridique et les politiques fiscales de la juridiction sont conçus pour attirer les entreprises internationales en offrant des avantages fiscaux importants. Cet article présente les principaux aspects du régime fiscal d'Antigua-et-Barbuda pour les sociétés offshore, en se concentrant sur les lois spécifiques qui s'appliquent.

Pas d'impôt sur le revenu des sociétés : Loi de 1982 sur les sociétés commerciales internationales

En vertu de la loi de 1982 sur les sociétés commerciales internationales (International Business Corporations - IBC Act), les sociétés offshore constituées à Antigua-et-Barbuda en tant que sociétés commerciales internationales (IBC) sont exonérées de l'impôt sur les sociétés. Cette exonération s'applique tant que la société exerce ses activités commerciales en dehors d'Antigua-et-Barbuda. La loi sur les IBC est la pierre angulaire du secteur des services financiers offshore du pays, permettant aux entreprises de conserver l'intégralité de leurs bénéfices sans payer d'impôt sur les sociétés.

Pas de retenue d'impôt : Loi de l'impôt sur le revenu de 1945 (telle que modifiée)

La Loi de 1945 sur l'impôt sur le revenu, telle que modifiée, régit la fiscalité à Antigua-et-Barbuda. Cependant, les sociétés internationales (IBC) sont exonérées d'impôts à la source sur les dividendes, les intérêts, les redevances et autres formes de revenus versés à des non-résidents. Cela permet aux sociétés offshore de distribuer des bénéfices aux actionnaires ou de payer des intérêts sur des emprunts sans la charge des retenues à la source, ce qui en fait une juridiction hautement efficace pour les affaires internationales.

Pas d'impôt sur les plus-values : Loi sur les IBC et Loi sur l'impôt sur le revenu

Antigua-et-Barbuda n'impose pas d'impôt sur les plus-values aux sociétés offshore en vertu de la loi sur les sociétés commerciales internationales (IBC Act) et de la loi sur l'impôt sur le revenu (Income Tax Act). Cela signifie que les bénéfices provenant de la vente d'actifs, qu'il s'agisse d'actions, de biens immobiliers ou d'autres investissements, ne sont pas soumis à l'imposition. Cette caractéristique du régime fiscal d'Antigua-et-Barbuda est particulièrement attrayante pour les sociétés engagées dans la détention et le négoce d'actifs.

Pas de droits de succession ni d'impôt sur les successions : la loi sur les successions de 2006

La loi de 2006 sur les successions garantit qu'il n'y a pas de droits de succession, d'hérédité ou de donation impôts pour les sociétés offshore à Antigua-et-Barbuda. C'est avantageux pour les propriétaires d'entreprise qui cherchent à transférer la propriété de l'entreprise ou de ses actifs sans encourir d'obligations fiscales supplémentaires. L'absence de ces impôts offre une flexibilité dans la planification successorale et le transfert de patrimoine.

Confidentialité et protection de la vie privée : La loi sur les sociétés commerciales internationales de 1982

La loi sur les sociétés commerciales internationales de 1982 garantit également un niveau élevé de confidentialité pour les sociétés extraterritoriales. La loi exige que les informations concernant la propriété et les opérations des sociétés extraterritoriales restent confidentielles. Cette confidentialité est imposée par des réglementations strictes qui limitent la divulgation d'informations, lesquelles ne peuvent être consultées que dans des circonstances juridiques spécifiques. La protection de la vie privée offerte par cette loi constitue un avantage important pour les entreprises qui recherchent la discrétion dans leurs activités.

Exonération des droits de timbre : The Stamp Act, 1916 (tel que modifié)

Les sociétés offshore à Antigua-et-Barbuda sont exonérées du droit de timbre sur le transfert d'actions et d'autres transactions liées à l'entreprise en vertu de la loi sur les droits de timbre de 1916, telle que modifiée. Cette exonération réduit davantage les coûts opérationnels associés à la gestion et au transfert d'actifs, faisant d'Antigua-et-Barbuda une juridiction économiquement avantageuse pour les activités commerciales offshore.

Conclusion

Le régime fiscal d'Antigua-et-Barbuda, soutenu par des lois telles que la loi sur les sociétés commerciales internationales de 1982 et la loi sur l'impôt sur le revenu de 1945, offre des avantages substantiels pour les sociétés offshores. L'absence d'impôt sur les sociétés, de retenue à la source, d'impôt sur les plus-values et de droits de succession, combinée à de solides dispositions en matière de confidentialité, fait d'Antigua-et-Barbuda une juridiction extrêmement attrayante pour la création de sociétés offshores. Pour les entreprises qui cherchent à maximiser leur efficacité fiscale tout en préservant leur vie privée, Antigua-et-Barbuda constitue une option convaincante.

Écrit par

Affaires juridiques d'OVZA

Copyright © 2026 OVZA
Tous droits réservés

Générer une citation

Articles similaires